Il y’a cent ans, en janvier 1910, la Seine a connu son plus important débordement du 2Oéme siècle. Cette crue extraordinaire à imputée en une dizaine de jours d’importants dommages économiques à une grande partie des villes riveraines.
La capitale n’y coupe pas, et ses habitants ont de l’eau au dessus de la tête. L’échelle hydrométrique affiche 8,26 mètres à son maximum un fameux 28 janvier, soit pratiquement 8 mètres de plus que le niveau normal du fleuve. Cette montée des eaux pourrait être centennale. Certains spécialistes estiment cependant la limitation de sa période de retour à 50 ans ou 150 ans suivant les vallées. Cette montée des eaux avait été à l’époque imputée à de trop fortes précipitations, de la chute de neige suivie d’une période de gel ainsi que d’autres débordements de fleuves et autres rivières confluents. Cette crue reste exceptionnelle dans l’histoire du fleuve puisqu’elle accuse les débits maximum les plus élevés pour les trois vallées de l’Yonne, de la Seine et de la Marne.
Les chiffres avancés à l’époque ne sont pas exacts au centimètre près, les mesures n’étant pas alors aussi précises qu’aujourd’hui. Certains habitants ont tout de même gravé la hauteur sur certaines demeures, ce sont là les seuls chiffres non contestés.
La crue causera énormément de dommages, on estime à 1 milliard d’euros les dégâts matériels subit à l’époque. La décrue durera plus d’un mois et les lignes télégraphiques et autres moyens de communication sont coupés. Fait marquant, pour relancer la machine, les députés se rendent à l’Assemblée Nationale en barque.
Mehdi El Kindi
Reportage Julia Bouchet
Prenez connaissance de la situation de votre lieu d’habitation, dans l’hypothèse d’une crue du type de celle de 1910 :
Source : EDF-GDF 03
Sur la carte, les zones colorées vous indiquent la situation de votre lieu d’habitation,en cas de crue :
Zone bleue : inondation des sols par débordement du fleuve.
Zone jaune : risque d’inondation des sous-sols et caves.
Zone rose : alimentation électrique fragilisée avec risque de coupure.
Témoignage sur l’inondation du mois de janvier 1910.
Description anonyme d’une vue de l’inondation par un témoin à Vitry-sur-Seine.
Si mes souvenirs sont exacts, Vitry-sur-Seine comptait alors de 12 à 14 000 habitants. C’était un pays presque essentiellement agricole. Des Culs Terreux, disait-on. Quelques usines seulement en bord de Seine. [...]
En très peu de temps, l’eau atteignait l’église et s’y arrêtait, [...] des cordes interdisaient le passage. L’église devient alors le point de débarquement des sinistrés.
Une épidémie de rougeole sévissait. Les mères montaient l’avenue Carnot avec leurs enfants bien emmitouflés dans leurs bras, pour se rendre à la mairie. C’était lamentable de voir tous ces pauvres gens [...] défiler avec un petit baluchon et quelques vêtements sur les bras etc.. beaucoup furent logés chez les habitants qui purent les accueillir. A la mairie et dans les écoles.
[...]
Chez M. Lanier, [...] des fûts pleins de 200 litres passaient par dessus les grilles et étaient entraînés dans le courant. Rue Charpentier, à l’intersection de la rue du Petitval, une meule de paille est venue se poser, entière, en provenance de la chapelle aux Granges. La maison de Mme Debourges au n° 10 porte l’indication de la hauteur de la crue.
[...]
La hauteur d’eau la plus spectaculaire était sous le pont près de la gare. La hauteur de la crue y est indiquée. Le courant le plus fort à la hauteur de l’usine électrique près de la Seine, on eut beaucoup de peine à ravitailler ceux qui y étaient enfermés.
C’est seulement lorsque la Seine eut rejoint son lit qu’on pût mesurer l’étendue des dégâts. J’ai vu chez M. Lanier, au rez-de-chaussée le piano monté sur la table de la salle à manger sous le lustre incliné. Les parquets gondolés et recouverts d’un épais limon jaunâtre. Autour de soi ce n’était que dégâts, L’eau arrivait au balcon du 1er étage [...]Source : Histoire99400
Mots-clefs : 1910, 2010, crue de la seine, histoire, paris, precipitations, vitry
2 janvier 2010 à 13:04 |
Heureusement que je suis à plus de 2 000 km de la rue Gresst. Hé! Hé!
Bonne année
10 janvier 2010 à 05:24 |
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/09/eloge-de-la-metamorphose-par-edgar-morin_1289625_3232.html
Eloge de la métamorphose.
Cet article d’Edgar Morin vaut le coup d’etre lu. Vraiment.
19 janvier 2010 à 11:46 |
Merci beaucoup effectivement très bon papier !